Un épi de faîtage, une jouée de lucarne, un solin de cheminée qui contourne un moellon de travers : aucune de ces pièces n'existe en longueur standard. Elles se développent sur le papier, se reportent sur la feuille, se découpent à la cisaille et se plient une facette à la fois. Ce sont des heures d'atelier pour une pièce que personne ne remarquera, et c'est précisément le but.
C'est aussi ce qui sépare une couverture qui tient d'une couverture qui fuit. Les infiltrations d'un toit refait ne viennent presque jamais de la surface courante : elles viennent des points singuliers, là où deux matériaux se rencontrent, là où le plan de toiture change de direction. Un poseur les traite au mastic. Un zingueur les traite en façonnant la pièce qui manque.
L'atelier du dépôt réunit la plieuse, la cisaille et le poste à souder, et la machine à profiler qui sort couvertines et gouttières au mètre. Rien n'y est sous-traité, rien n'y attend une livraison.
Séquences tournées à l'atelier de La Chevallerais, au téléphone, sans montage. Elles ne se chargent qu'à la lecture.